Santé

Pseudonymiser les documents médicaux avant l'IA, sans qu'ils quittent votre poste.

Hexagone AI est un logiciel français de pseudonymisation pour les professionnels de santé, qui tourne entièrement sur leur propre ordinateur. Il retire les noms, NIR, dates, adresses et numéros de téléphone des comptes rendus, courriers et dossiers patients avant que Claude, ChatGPT, Mistral ou toute autre IA ne les lisent, puis réidentifie la réponse en local. C'est la vérification que la HAS demande de faire avant chaque requête à une IA générative.

Synthèse d'un dossier, courrier d'adressage, relecture d'un protocole, préparation d'une réunion de concertation : l'IA générative fait gagner du temps sur des documents qui sont, presque tous, couverts par le secret médical. Hexagone AI prépare une copie où plus rien n'identifie le patient, y compris sur des PDF scannés et des formulaires manuscrits.

Les textes

Ce que disent les règles de votre profession

  • Code de la santé publique, article L1110-4
    « Toute personne prise en charge par un professionnel de santé, un établissement ou un des services de santé […] a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant. »

    Le secret porte sur toutes les informations concernant le patient, pas seulement sur le diagnostic.

  • HAS, « Premières clefs d'usage de l'IA générative en santé » (octobre 2025), clef 2.4
    « Dès lors qu'un système d'IA générative est accessible sur internet ou sans assurance du respect de la confidentialité des données, vérifier dans chacune des requêtes qu'aucune information permettant l'identification directe ou indirecte ou relevant du secret médical n'est partagée. »

    La HAS cite en exemple les noms, prénoms, initiales, dates, adresses postales et électroniques, numéros de téléphone et de sécurité sociale. C'est exactement ce qu'Hexagone AI retire, à chaque requête, sans dépendre de la vigilance de chacun.

  • Code de déontologie médicale, article R.4127-13-1 (décret n° 2026-691 du 27 juillet 2026)
    Lorsque le médecin a recours à l'intelligence artificielle, « il met en œuvre les précautions indispensables pour garantir […] la sécurité et la confidentialité de leurs données de santé ».

    Depuis l'été 2026, la précaution n'est plus seulement une bonne pratique : elle est inscrite dans le code de déontologie des médecins.

  • CNIL, questions-réponses sur l'utilisation d'un système d'IA générative (juillet 2024)
    « Ne jamais partager d'informations confidentielles telles que des données personnelles […] lors de l'utilisation d'un service grand public », et « privilégier le déploiement de solutions "sur site" (on premise) ».

    Le traitement qui voit les vraies identités, la détection, est celui qu'Hexagone AI garde sur votre poste.

  • Code de la santé publique, article L1111-8 (HDS)
    L'obligation de certification vise « toute personne qui héberge des données de santé à caractère personnel recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social » pour le compte d'autrui.

    Notre lecture : envoyer des données de santé identifiantes à un service d'IA en ligne pose la question de l'hébergement de ces données par un tiers. Traiter le document sur votre propre ordinateur, puis n'envoyer qu'une copie pseudonymisée, évite de faire héberger les données d'origine ailleurs. Vérifiez votre situation avec votre DPO.

  • Code pénal, article 226-13
    La révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire « est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende ».

    Le secret médical est protégé pénalement, en plus des obligations déontologiques.

Le problème

Un compte rendu d'hospitalisation, c'est un nom, une date de naissance, un NIR, une adresse, le nom du médecin traitant et une histoire clinique. Le coller dans un assistant d'IA grand public, c'est transmettre une donnée de santé identifiante à une société qui n'est pas tenue au secret médical.

La HAS demande de vérifier chaque requête. En pratique, sur un dossier de cinquante pages fait de PDF scannés, de formulaires Cerfa remplis à la main et de courriers tamponnés, une vérification à l'œil laisse toujours passer quelque chose.

Les outils d'anonymisation en ligne règlent le volume, mais le document d'origine part sur leur serveur pour être traité. Pour des données de santé, c'est exactement le transfert que l'on cherche à éviter.

Comment ça marche

  1. Ouvrez le document ou le dossier

    PDF, y compris scannés grâce à l'OCR local, Word, Excel, PowerPoint, texte. Un compte rendu ou tout un répertoire.

  2. La détection tourne sur votre poste

    Les identifiants sont remplacés par des marqueurs neutres ou des substituts réalistes. Un même patient garde le même pseudonyme dans tous les documents, ce qui permet à l'IA de suivre son parcours.

  3. Vous relisez avant d'exporter

    Chaque détection apparaît dans le volet d'aperçu, et vous pouvez tout corriger avant d'exporter la copie protégée, reconstruite avec sa mise en page d'origine.

  4. L'IA travaille sur la copie

    Claude, ChatGPT, Mistral, Copilot : l'IA lit un document où plus rien n'identifie le patient. Le contenu clinique, lui, reste lisible.

  5. La réponse est réidentifiée en local

    La table de correspondance ne quitte jamais votre ordinateur. Hexagone AI remet les vraies identités dans la réponse, sur votre poste.

Ce qui est remplacé

  • Noms et prénoms des patients, des proches et des soignants, initiales
  • Noms des établissements et des cabinets
  • Adresses postales, e-mails et numéros de téléphone
  • NIR (numéro de sécurité sociale), passeport et identifiants fiscaux
  • Dates de naissance et autres dates identifiantes
  • IBAN et montants
  • Numéros de dossier et références
  • Vos propres types d'entités, que vous définissez
Quelle est la précision de la détection ?

Questions fréquentes

Un médecin peut-il utiliser ChatGPT sur un dossier patient ?
La HAS demande, dès qu'un système d'IA générative est accessible sur internet ou sans garantie de confidentialité, de vérifier dans chaque requête qu'aucune information permettant l'identification directe ou indirecte n'est partagée. Depuis le décret du 27 juillet 2026, le code de déontologie impose aussi au médecin qui recourt à l'IA les précautions indispensables pour garantir la confidentialité des données de santé. Utiliser une IA sur un document pseudonymisé en amont respecte ce cadre ; y coller le dossier brut, non.
Quelle est la précision de la détection sur des documents médicaux ?
Nous l'avons mesurée sur 200 documents médicaux français du corpus PARHAF (Health Data Hub / AP-HP, CC BY 4.0) : 246 pages et 6 718 identifiants annotés, dont deux tiers livrés en scans 200 dpi avec écriture manuscrite. Traités en un seul lot par l'API d'Hexagone AI, 98,6 % des identifiants directs ont été trouvés et 0,04 % restaient lisibles dans le fichier livré. La méthodologie complète est sur notre page de recherche.
Faut-il un hébergeur certifié HDS pour utiliser Hexagone AI ?
L'application de bureau traite les documents sur votre propre ordinateur et ne les héberge nulle part : il n'y a pas d'hébergement de données de santé pour le compte d'autrui à ce stade. C'est notre lecture de l'article L1111-8 du Code de la santé publique, pas une position officielle : faites-la valider par votre DPO, en particulier pour l'outil d'IA auquel vous enverrez ensuite la copie pseudonymisée.
Des données de santé pseudonymisées restent-elles des données personnelles ?
Pour vous, oui : vous détenez la table de correspondance, donc le RGPD continue de s'appliquer. La pseudonymisation est une mesure de sécurité que le RGPD cite expressément (articles 25 et 32). La HAS rappelle aussi le risque d'identification indirecte : une pathologie rare dans une petite commune peut suffire. C'est pourquoi la copie se relit avant l'envoi.
Hexagone AI est-il une société française ?
Oui. HEXAGONE AI est une SAS immatriculée au RCS de Nanterre (SIREN 989 062 849), dont le siège est à Boulogne-Billancourt, fondée en 2025 par Mariia Zameshina et Romain Boudet. Le logiciel de bureau ne transmet aucun document.
Combien coûte Hexagone AI ?
49 € HT par utilisateur et par mois en facturation annuelle (59 € en mensuel) pour l'offre Starter, 79 € HT (99 € en mensuel) pour l'offre Pro. Une semaine d'essai gratuite, sans carte bancaire : vous pouvez tester sur un vrai document, puisque rien n'est téléversé.

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